compuBase : La première source d'information sur les partenaires IT, Télécoms et Digital. 150 000 profils en Europe, MEA et North America
compuBase : La première source d'information sur la distribution IT  & Télécoms en Europe et MEA
compuBase

Les Editeurs de Logiciel : Le chemin vers un nouvel Eldorado


Derrière chaque entreprise... un éditeur de logiciel ou d'apps en puissance... derrière chaque éditeur une mine d’or !


L’importance de la transformation numérique est telle que de plus en plus les interfaces digitales entre l’entreprise et ses clients deviennent la composante clef du succès.

Que serait UBER sans son interface mobile ? Le logiciel est passé du statut de complément de l’offre en élément de rupture et souvent de conquête de marché le plus rapide. Désormais le terme « ubérisation » rentre dans le langage commun et consacre la prédominance de l’expérience utilisateur au produit lui-même.

Cette expérience utilisateur se base sur l’innovation qui est devenue le moyen le plus rapide et le moins cher pour s’imposer sur un marché.

La recette est désormais connue ; prendre un métier traditionnel, fragmenté, puis investir énormément dans une interface multi terminal et jouer l’effet de masse. Si on va assez vite on écrase la concurrence, si cela ne va pas assez vite on se fait racheter.

La trace digitale : Un nouvel Eldorado

Les Editeurs de Logiciel : Le chemin vers un nouvel Eldorado
Mais ceci n’est qu’une première étape, désormais, au-delà de l’activité économique seule, les nouvelles sources de valeur se trouvent dans les traces numériques que chacun d’entre nous laissons et la valorisation de celles-ci. On évitera le débat de savoir à qui appartient la trace numérique : à celui qui marche, celui qui prête le chemin ou le vendeur de chaussures…. Quoi qu’il en soit ces traces et leurs exploitations sont sources de richesses, c’est toute la philosophie du big data, savoir agréger et valoriser ces informations.
La valeur originellement basée sur une offre physique est déplacée vers le moyen d’accéder à cette offre lui-même puis vers l’information que génère ce moyen.

Un exemple pour illustrer :

Historiquement une chambre d’hôtel trouvait sa valeur dans la chambre elle-même, aujourd’hui les sites de réservations ont pris le pas sur la valeur intrinsèque de la chambre, c’est un peu comme si le standard téléphonique de l’hôtel avait plus de valeur que l’hôtel lui-même. Mais avoir un site de réservation n’est pas, comme on peut le penser, un moyen pratique de réserver des chambres. Il permet aussi de connaître un tas de choses sur une personne ; est-elle seule ou en couple ? Quels sont ses revenus ? A-t-elle ou non des enfants ? Quels sont les pays visités ? etc. etc, soit une mine d’informations qui isolée, n’a qu’une valeur relative à l’entreprise elle-même, mais qui connectée à d’autre sources permet d’avoir un profil extrêmement précis des goûts, des attentes ou des projets d’un individu.

Ceci est devenu d’autant plus facile que nous participons gentiment à connecter ces mines d’informations entre elles grâce à l’utilisation d’outils de création de comptes automatisés tel que le proposent les différents sites à travers nos profils Facebook, Google+, Linkedin… Nous alimentons et connectons les bases de connaissances à un point qui dépasse l’imagination.

Dans cette perspective, les gouvernements ont compris que le contrôle des routes où transite l’information est stratégique (NSA & co…), mais pour une entreprise commerciale la chose est difficile, alors faute de ne pas pouvoir mettre la main sur ces routes, le contrôle de leurs points d’entrée est la solution. Les points d’entrées sont les interfaces utilisateurs au sens très large.

Cette recherche explique pourquoi les éditeurs de logiciels sont devenus la pierre angulaire de la stratégie de nombreux grands acteurs de l’industrie. IBM, qui a compris depuis longtemps que « soft is king », n’a cessé à la fois de construire son catalogue d’offres logicielles mais aussi de devenir pour les éditeurs un centre de ressource (à travers ses outils ou ses offres Cloud).
Au-delà de Big Blue, c’est l’ensemble de l’industrie qui court après les éditeurs et en particulier ceux qui sont spécialisés sur des métiers, car capturer un éditeur dans son giron revient un peu désormais à capturer le marché que cette société adresse. L’approche par métier procure aussi l’avantage de choisir les marchés à fort développement.

Pour revenir à notre exemple sur l’hôtellerie, qui d’après vous connait le mieux ce marché ? Les syndicats hôteliers, les grandes chaînes d’hôtel ou les sites tels que Booking.com, Hôtel.com, Tripadvisor ou consorts…. Qui connait mieux les clients de ces hôtels…. Les hôtels fournisseurs du produit final au client final ou les sites d’intermédiations connectés aux autres bases d’informations ? Nous sommes dans un monde où le fabricant n’est en passe de devenir qu’un sous traitant des créateurs de flux. Tout comme dans la distribution, les marques des distributeurs grignotent inexorablement les mètres linéaires. Rien n’interdit d’imaginer qu’après la capture du flux les grands acteurs ne remontent dans la chaîne de valeur. En fait cela a déjà commencé.
Les Editeurs de Logiciel : Le chemin vers un nouvel Eldorado

Apple et IBM le font déjà !

Apple est un bon exemple des stratégies qui se dessinent… en un an Beats, Semetric et Camel Audio sont passés sous le giron de la firme à la pomme, autant de société liées à l’univers musical …. Où Apple est désormais leader en termes de flux. L’étape suivante est constituée par les pressions qu’exercent Apple sur les majors pour privilégier ses produits et futures solutions à l’encontre de sociétés telles que Spotify et YouTube. En l’espèce, l’objectif n’est pas de tuer le contenu gratuit, mais de capturer le flux que celui-ci génère-ci pour mieux le monétiser. Viendra le moment où ce seront les Majors de la musique eux-mêmes affaiblis par des années de lutte contre la digitalisation de la musique et par une concentration de la distribution qui risquent de passer sous le giron d’Apple ou consorts. Ici aussi, tout avait commencé par un logiciel  iTunes qui révolutionnait l’expérience utilisateur de la musique.

A titre d’autre exemple IBM, vient récemment de s’associer à Apple et Johnson & Johnson pour développer un Cloud dédié à la santé qui utilise sa technologie d’intelligence artificielle « Watson » dont l’objectif est la collecte de données de l’écosystème médical. Au passage, IBM a racheté deux start-up ;  Explorys et Phytel. Explorys, dont le métier est la collecte de données médicales.

 

Si vous lisez cet article le monde du logiciel doit vous intéresser, alors voici un petit aperçu de l’univers de l’édition en Europe.

Le marché Européen compte plus de 40.000 éditeurs de logiciels
Ce marché est très fragmenté. Cette fragmentation s’explique par la nécessité de localiser l’offre d’un point de vue d’interface mais aussi souvent de réglementation. Ce sont des entreprises qui majoritairement se situent dans une taille entre 10 et 250 personnes, ce qui en font des proies finalement assez faciles pour des grands groupes, d’autant que beaucoup d’entres elles ont vu leur trésorerie s’asséchée par la transformation de leur modèle économique vers le SaaS.
Cliquez sur l'image pour lire
Cliquez sur l'image pour lire

La base de données compuBase compte plus de 25.000 sociétés ayant une activité d’édition de logiciel et plus de 17.000 exercent ce métier en tant qu’activité principale. Ce volume ne cesse de croitre avec le développement des solutions centrées sur le web. Désormais énormément d’entreprises peuvent prétendre a être un éditeur de logiciels. Si la concurrence est rude du coté des éditeurs de logiciels de processus d’entreprise (ERP, CRM etc…) et les rapprochements et les concentrations inévitables, dans le domaine des éditeurs de logiciels métier ceux ayant pu prendre le train du SaaS à temps ont un avenir radieux devant eux.

Les Editeurs de Logiciel : Le chemin vers un nouvel Eldorado

Il existe 3 moyens d'accéder à notre base de données ISV


VOIR AUSSI